L'hypothèse de l'origine autochtone

Tête de la statue en terre cuite d'Hermès, Vième s. av. J.C. La troisième hypothèse, la plus accréditée, prévoit une origine autochtone, c'est-à-dire qu'elle suppose que les Étrusques sont les descendants des populations originaires de la péninsule italique. On estime que, autour de 1500 av. J.C., à la suite des invasions illyriennes se seraient superposés, à une fort vieille couche ethnique péninsulaire, représentée par des énéolithiques, pratiquant l'inhumation, les proto-italiques pratiquant l'incinération qui auraient donné lieu à la civilisation villanovienne, d'où serait issue, au cours de la période allant de 1800 à 1000 av. J.C., la civilisation étrusque.

Denis d'Halicarnasse, histoiren grec ayant vécu à l'époque d'Auguste, niait déjà l'identification des Étrusques avec les Pélasges ou avec les Lydien, et proposait leur origine italique, en se fondant sur des renseignements qu'il disait avoir reçus des Étrusques eux-mêmes, et en revendiquant leur nom national de Rasenna.

Il existe des témoignages archéologiques grâce auxquels on a pu constater que la majeure partie des villes étrusques se sont développées sur les lieux mêmes où se dressaient les précédents villages villanoviens. À Véies, par exemple, à quelques kilomètres de Rome, les anciens sites villanoviens paraissent avoir été constitués de villages indépendants, possédant chacun son propre cimetière, mais tous regroupés sur un plateau de tuf où l'on a bâti plus tard la ville étrusque. On dirait donc qu'il n'y ait aucune interruption historique soudaine, mais que simplement les Villanoviens sont devenus les Étrusques.

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