La Religion

Coupe avec Héraclès luttant contre Triton Les étrusques étaient considérés comme un peuple très religieux, mais nous sommes enclins à penser qu'il ne s'agit là que d'un lieu commun dérivant en grande partie d'allégations d'écrivains anciens. Tite-Live, par exemple, a écrit que c'était "un peuple se livrant davantage et particulièrement aux pratiques religieuses, car il s'y signalait par le fait de savoir mieux les cultiver". En réalité il ne semble pas pour les Étrusques la religion ait joué un rôle plus important que chez d'autres peuples, tels que les Romains ou les Grecs. On peut relever, en revanche, que la religiosité étrusque, par rapport aux deux autres citées, fut d'une méticulosité dans le culte tout à fait exceptionnelle, mettant en évidence la conformité et le scrupule des hommes face à la volonté des dieux, qu'on essayait de connaître et d'interpréter en toute circonstance. On peut en déduire un effacement de la volonté humaine devant la puissance extrême de la destinée et un sentiment de la valeur du sacré que Romains et Grecs n'ont jamais connus.

Dans la mythologie divine et héroïque, l'influence des mythes grecs est un élément fondamental, ainsi qu'on peut le remarquer des figures qui nous sont pervenues grâce aux différents documents (fresques, figures sur des vases), au point qu'on ne peut pas parler de légendes originales indigènes totalement étrangères au monde grec.

À titre de curiosité, on peut rappeler que les Étrusques, d'après l'examen des signaux transmis par les divinités, avaient déduit qu'à leur peuple n'avaient été accordés que dix siècles d'existence: on peut aujourd'hui constater qu'ils n'étaient pas loin de la vérité.


L'interpretation des signes divins
La répartition du ciel
Le panthéon étrusque

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