Le panthéon étrusque

Fronton du temple A de Pyrgi Au tout début de l'époque étrusque, les divinités participaient d'une conception mystérieuse, comme des forces qui étaient au-dessus de la nature, sans indication de sexe, de nombre, de caractéristiques physiques. Elles n'avaient donc ni apparences ni dénominations précises. On peut reconnaître l'une des conséquences importantes des influences helléniques dans les régions étrusques justement dans l'antropomorphisme des divinités, c'est-à-dire dans la forme extérieure que prirent dès la première moitié du VIème s. av. J.C. les divinités étrusques, très proches désormais des divinités grecques. On peut donc parler d'une série de figures divines parallèles, si ce n'est identiques, par rapport aux modèles grecs, adoptées ensuite également par les Romains.




Divinité étrusques

Tina
Uni
Menerva
Sethlans
Turms
Turan
Maris

Divinité grecque

Zeus
Hera
Athena
Hephaistos
Hermes
Aphrodite
Ares

Divinité romaine

Jupiter
Junon
Minerve
Vulcain
Mercure
Vénus
Mars


À côté de ces divinités, toutefois, il en existait qu'on continua de vénérer et qui n'ont pas leur correspondant dans le panthéon grec par leur spécificité, comme par exemple la déesse Northia, probablement divinité du destin, le dieu Veltuna ou Velta, qu'il faut bien considérer comme une sorte de dieu "national", vénéré dans un sanctuaire à Volsinii (l'actuelle Orvieto) par l'ensemble de la Dodécapole, la ligue des douze villes, étrusque.

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