La littérature
Les étrusques écrivaient en général plutôt de droite à gauche (système sinistrogyre ou régressif), mais aussi de gauche à droite (sistema destrogyre ou progressif). Ils n'utilisaient que rarement le système boustrophédon, qui consiste à alterner les deux sens, une ligne à droite et une à gauche.
Il n'utilisaient pas de majuscules et ne séparaient pas les mots, ce qui augmente parfois notre difficulté de compréhension de leurs écrits. Malheureusement nous ne connaissons que très peu de ce qui constitue le profil morphologique de leur grammaire, que quelques éléments à caractère général. Nous savons comment on formait le féminin, le pluriel, le génitif.
Ma on ne dispose que de quelques rares éléments pouvant nous renseigner sur la zone obscure des verbes. Ce n'est guère plus brillant en ce qui concerne les numéraux, dont nous ne connaissons bien que les six premiers, après la découverte d'un dé en ivoire à Tuscania (les Étrusques jouaient donc aux dés). On sait seulement à ce propos que leur système c'était le système décimal.
Pour ce qui concerne la production littéraire proprement dite, malheureusement tout a été perdu, mais nous possédons de nombreuses preuves que cette littérature existait. Au début de l'empire Romain il restait encore beaucoup de matériel sur les Étrusques et sûrement une grosse partie en était en langue étrusque, suffisamment en tout cas pour que l'empéreur Claude puisse écrire 20 livres d'histoire étrusque, les Tyrrhenika.
Varron aussi se rapporte à des sources historiques étrusques, citant les Tuscae Historie.
En outre, certaines scènes peintes dans une tombe de Vulci relatent des épisodes historiques au cours desquels des guerriers étrusques se battent contre des guerriers romains; ces scènes supposent une tradition historique, puisque la fresque date de 340-310 av. J.C. environ, deux siècles presque après les événements dont il est question.
Ces cas ne sont pas les seuls, d'autres laissent supposer qu'ait existé une historiographie étrusque écrite; cette littérature eut sûrement un rôle important dans la formation d'une nation, issue de communautés diverses et éparses, quelque chose comme ce qui se passa avec les poèmes homériques qui surent établir un lien durable parmi les différents groupes des premiers Grecs.