Les échanges, les routes
Les produits les plus commercialisés étaient initialement des produits agricoles, tels qu'huile et vin, en plus des métaux extraits des riches gisements de l'Elbe, de la zone des Colline Metallifere et de Tolfa. À une époque plus récente, richesse et bien-être étant augmentés, sans oublier la concurrence croissante de la production vinicole de Gaule, les produits commercialisés ce furent presque exclusivement des produits de luxe, tels que les céramiques, les outils en bronze travaillé, qui étaient à la mode dans tout le bassin méditerranéen, étant donné la renommée que les Étrusques avaient su conquérir par leur capacité d'artisans accomplis. Caractéristique de cette période l'exportation des "services" à banquet, se composant de récipients pour le vin, d'autres pour l'eau, d'autres encore pour mélanger l'une et l'autre, de petits vases pour puiser et servir, passettes pour filtrer, cruches, puisettes, passoires.
On peut considérer comme les premiers partenaires de leurs échanges commerciaux, les peuples habitant la Sardaigne, la Corse et les côtes de la Campanie, mais ce furent ensuite leurs relations avec les Grecs qui jouèrent un rôle très important. Les plus anciennes colonies grecques en Italie ce furent Cumes, dans l'actuel golfe de Naples, et une implantation dans l'île d'Ischia.
La période de développement maximum de la suprématie maritime des Étrusques se situe entre les VIIème et Vième siècles, quand les bateaux étrusques atteignaient les côtes méridionales de la Gaule, la Corse, Carthage, la Sicile, et se poussaient en orient jusqu'à Chypre.
À partire de 630 av. J.C., le processus de trasformation de l'établissement côtier évolue ultérieurement, sur l'exemple des colonies grecques: dans les zones d'amarrage, en plus des structures maritimes et commerciales d'échange s'installent également celles qui se consacrent à la production proprement dite: des fabriques, des établissemnents artisanaux, des ateliers de céramique et de travail des métaux s'implantent directement dans les localités côtières donnant lieu à ce qu'on appelle les emporia, qui étaient des ports qui possédaient aussi des boutiques et des magasins, ainsi que, plus tard, même des sanctuaires, visant souvent à permettre aux visiteurs commerciaux étrangers de retrouver les insignes de leurs dieux, en garantie presque de la neutralité du territoire de l'emporium
séparé de l'agglomération urbaine proprement dit. Un exemple typique nous est fourni par l'emporium de Pyrgi, doté d'un sanctuaire
qui honorait une déesse punique et des symboles mythologiques grecs, qui était le port de la puissante ville de
Caere.
La navigation se faisait par petites étapes et de jour; le soir le bateau accostait, s'amarrant soit le long d'une petite plage soit dans un bassin lacustre intérieur raccordé à la mer par un bref parcours fluvial. Un document intitulé Itinerarium maritimum Antonini imperatoris
remontant à l'époque de Caracalla, nous fournit une liste des escales et les distances entre un site et le suivant, traçant un possible itinéraire pour ceux qui devaient longer la côte tyrrhénienne. Pour la zone qui nous intéresse, l'Étrurie côtière méridionale, nous reproduisons les noms des endroits d'accostage dans le tableau ci-dessous que nous devons à
Mauro Cristofani.
| Sites anciens |
Sites modernes Correspondants |
Distance en km |
| Rome |
Rome |
0 |
| Portus |
Porto |
28,1 |
| Fregenae |
Tour de Maccaerse |
13,3 |
| Alsium |
San Nicola |
13,3 |
| Ad Turres |
Statua |
5,9 |
| Pyrgi |
Santa Severa |
17,7 |
| Castrum Novum |
Torre Chiaruccia |
15,2 |
| Centum Cellae |
Civitavecchia |
7,4 |