Le Travail des Métaux
Au VIIème s. av. J.C., dans le territoire de l'actuelle Toscane autour des Colline Metallifere , riches de cuivre, fer, plomb et argent, apparurent les ateliers du premier exemple d'industrie lourde de la péninsule italique . Ce fut justement sur des bases de ce genre que s'amorça la croissance économique de l'Étrurie et de ses richesses subséquentes. D'anciennes mines ont été repérées aux alentours de Tolfa, d'Allumiere, dans l'île d'Elbe, et dans la zone de Campiglia Marittima, près de Populonia. Le niveau technique de l'époque ne permettait que l'extraction du minerai des veines supérieures, mais malgré cela l'industrie
extractive étrusque travaillait à une échelle extraordinaire, ainsi que le prouvent les restes de hauts fourneaux qu'on retrouve un peu partout.
Les Étrusques étaient considérés universellement comme de bons forgerons et on a retrouvé des restes d'installations de travail des métaux dans de nombreuses régions, où l'on utilisait des fours de fusion. Ceux-ci avaient une forme en tronc de cône d'environ un mètre et demi de diamètre. Ils étaient revêtus à l'intérieur de briques réfractaires et répartis en deux chambres séparées par une dalle horizontale trouée; dans la supérieure on plaçait le matériau à faire fondre et au-dessous l'on allumait le feu. Même la disposition des hauts fourneaux permet dapprécier le grand génie des Étrusques: ils étaient construits, en effet, dans les flancs de la montagne proche de la mine, où les vents ascendants et descendants tenaient lieu de soufflets naturels.
Les Étrusques excellaient aussi dans les phases suivantes du travail des métaux, qui les qualifiaient à un niveau de très haut artisanat, voire même artistique:
l'orfèvrerie et
le travail du bronze.