La Sculpture
La sculpture dans la pierre fut toujours faible pour ce qui concerne les statues proprement dites, alors qu'il y eut une grande production de sarcophages en pierre et de stèles funéraires, ausi bien en travertin qu'en albâtre. Curieusement, les carrières de l'excellent marbre de cette région, à partir des gisements des Alpes Apuanes, ne furent exploités qu'à l'époque romaine.
Par contre, les représentations en terre cuite étaient abondantes, aussi bien des statues, des frises décoratives, que des antefixes,
souvent de véritables portraits fort ressemblants. Les terres cuites, très colorées, étaient utilisées pour décorer des structures en bois de temples mais aussi pour des statues grandeur nature, parmi lesquelles le célèbre Apollon de Véies,
conservé aujourd'hui au Musée Étrusque de Villa Giulia .
Les sujets appartenaient presque exclusivment au domaine du sacré et ils furent conditionnés par des finalités très précises, propres au sujet lui-même, abstraction faite des problèmes à caractère esthétique. Les Étrusques ne connurent guère le processus de recherche qui carctérise les artistes grecs leurs contemporains qui sont parvenus à la conquête de la forme figurative et à l'expression de la sublimation esthétique. Le faible intérêt pour le nu confirme cette attitude. Leurs oeuvres se caractérisèrent constamment par leur goût des surfaces linéaires, ainsi qu'on peut le constater par le
fronton du Temple A
de Pyrgi, ou par le Sarcophage des Époux
de Cerveteri, conservés l'un et l'autre au Musée Étrusque de Villa Giulia..