Les rois et les cités - états

La nation étrusque se fondait essentiellement sur un système de petits états indépendants, sous l'égide de la ville la plus puissante de la région. L'existence de centres très importants, avec leurs caractéristiques et leurs coutumes propres, paraît avoir été importée du modèle des cités-états des colonies grecques toutes proches. Il est probable qu'au fil du temps, chaque ville souveraine ait inglobé dans son propre territoire d'autres centres des alentours, mais il est certain que ceux-ci gardèrent toujours un certain niveau d'autonomie, renforcée aussi par les liens d'alliance qui les unissaient. La tradition nous apprend en effet qu'il existait une Dodécapole (Ligue des Douze Villes), dont on ne connaît pas exactement les noms, mais on pourrait y inclure les plus importantes telles que 
Caere,
Relief d'une terre cuite peinte de Cerveteri, VIème siècle av. J.C., représentant un roi étrusque de l'époque de la seigneurie de Tarquinia à Rome
Tarquinia, 
Vulci,
Volsinies,
Véies,
Rusellae, Vetulonia, Populonia, Clusium, Pérouse, Cortone, Arezzo et Volterra.  

La Ligue dépêchait chaque année ses représentants pour célébrer les fêtes communes au sanctuaire fédéral de Fanum Voltumnae près de 
Volsinies, puisque c'était Voltumna leur principale divinité. Mais les villes n'agissaient liguées qu'occaionnellement. Elles continuaient de développer un sentiment très fort d'allégeance à leur propre cité. Elles ne parvinrent donc jamais à donner lieu à une structure politique compacte et de nombreux chercheurs estiment que cela leur ait été fatal dans la lutte contre Rome, qui au contraire était organisée en forte confédération.

Pendant la période archaïque chaque ville étrusque était gouvernée par un roi (lucumo); nombreux étaient les symboles du pouvoir dont elle s'entourait: il s'habillait d'un manteau de pourpre et ceignait une couronne en or, s'asseyait sur un trône d'ivoire et était escorté de gardes arborant un faisceau de verges (fasces) symbole de son pouvoir de faire excécuter et fustiger ses sujets. Beaucoup de queste insignes furent importées par les magistrats romains à Rome même. Ensuite la classe noble conquit de plus en plus de pouvoir vis-à-vis des rois, qui disparurent peu à peu, laissant l'administration des villes à l'aristocratie locale laquelle acquérait des charges de magistrature annuelle telles que zilath maru ou purthne, dont les tâches spécifiques ne sont pas encore claires. 

indietro home avanti