Le culte des morts

Tumulus de la nécropole de Cerveteri Une grande partie des connaissances que nous possédons en ce qui concerne la civilisation des Étrusques proviennent des tombes (inscriptions, peintures, sculptures, mobilier, etc.). Naturellement tout ce matériel nous fournit beaucoup d'informations sur leur manière de considérer la vie après la mort et quelle sorte de culte était réservé aux défunts. Nous possédons donc des preuves irréfutables du fait quon réputait, suivant une croyance répandue en Méditerranée, que l'individualité du défunt puisse survivre à ses dépouilles mortelles, à l'endroit même où son corps était inhumé ou incinéré. Il s'ensuit l'exigence de faciliter cette survie de la part des conjoints par l'aménagement du sépulcre comme une maison, entourant le défunt de ses bijoux, de ses habits, de ses armes le cas échéant, et lui assurant de la nourriture et des boissons.

Se formèrent ainsi de grands ensembles de tombes disposées en rangs, séparées par des chemins, qui constituaient de véritables villes des morts (necropolies), comme nous le montrent les exemples de Caere (Cerveteri) et de Tarquinia. Les tombes les plus grandes étaient souvent des imitations des maisons et révélaient le luxe et le goût artistique des nobles étrusques.

À l'origine on ne pratiquait presque exclusivement que le rite de l'incinération, mais ensuite rares furent les villes qui continuèrent de le pratiquer car on lui préféra le rite orientalisant de l'inhumation. Dans les rituels de l'incinération, les cendres étaient conservées dans des urnes à la forme d'habitation ou dans des vases qui essayaient de reproduire les traits du mort, mais au cours d'une période ultérieure les corps étaient déposés sur des lits creusés directement dans la roche ou dans des sarcophages de terre cuite ou d'un autre matériau.


Entrée d'une Tombe de la nécropole de Sassetara

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