Le période archaïque
Amphore attique à figures noires représentant des guerriers, Cerveteri, Vème s. av. J.C Jusqu'au début du Vème s. av. J.C. en Étrurie on atteignit un niveau élevé de développement et de puissance, au point de caractériser de manière précise tous les développements des autres civilisations présentes à ce moment-là dans la péninsule italique. Bien que sous l'influence d'autres civilisations de haut niveau de la région méditerranéenne, telles que celles des Grecs et des Phéniciens, les Étrusques surent se distinguer par une spécificité qui leur fut propre, se qualifiant comme un peuple aux caractéristiques, à la langue, aux us et coutumes bien typés. Les motifs sont à rechercher dans la situation privilégiée qui fut celle de l'Étrurie, surtout du fait de ses resources minières, d'importance fondamentale au fur et à mesure que progressaient les connaissances concernant leur utilisation, mais aussi du fait de l'emplacement et de la fertilité des larges vallées de la Toscane, de l'Ombrie et du haut Latium, qui permettaient une activité agricole de tout premier ordre et favorisaient un plein approvisionnement.

Naturellement l'essor de la puissance economique entraîna le développement des échanges et le besoin d'expansion des territoires d'influence commerciale. On entreprit donc de plus en plus en matière de navigation maritime où, en peu de temps, les Étrusques furent en mesure de prouver leur maîtrise.

Les zones de commerce étaient le bassin de la Tyrrhénienne, avec la Corse et la Sardaigne tout d'abord, mais déjà au cours de la première moitié du VIIIème siècle, les Étrusques se lançaient au-delà du détroit de Messine, entrant en contact avec les populations orientales de la Méditerranée. Les exportations, aux VIIème-VIème siècles, atteignaient Carthage, la côte Ligurienne et la mar Égée.

Au cours de cette période est documenté le développement des grands arts, comme la peinture et la sculpture signes évidents de richesse, d'élévation sociale, de grosse spécialisation de la structure de l'organisation du travail. Au développement de la civilisation intellectuelle va contribuer de manière déterminante l'introduction de l' écriture.

En Étrurie proprement dite, entre l'Arno et le Tibre, s'afirment les pouvoirs des villes, autonomes et de plus en plus puuissantes, réunies au sein de la fédération des "Douze villes". Dans cette zone, la tradition historique s'acorde à situer le siège d'origine de ce peuple, d'où seraient parties les différentes expéditions de colonisations dans d'autres régions qui ont suivi, aussi bienau sud qu'au nord. Sont considérées comme des zones de conquête, ou du moins de colonisation étrusque, les territoires au-delà des Apennins, dans la plaine du Pô et sur la côte adriatique, des débouchés pour la commercilisation des produits dans cette région, et le bas Latium ainsi que la Campanie, où fut fondée la ville de Capoue, dans un site dénommé Volturnum. C'est par là que s'établit le contact avec les colonies grecques de Cumes et d'autres villes proches, en une période où la pénétration grecque en Tyrrhénienne commençait à menacer le précédent contrôle complet étrusque de cette région. Mais les villes grecques de l'Italie méridionale avaient ouverts aux Grecs de nouveaux marchés d'achats de produits manufacturés, surtout de ceux en métal qui étaient fort appréciés, et d'écoulement de céramiques.

Mais l'expansion étrusque en Campanie, comporte le problème de l'expansion dans la régione intermédiaire, à savoir au Latium: La domination étrusque dans la première période de l'histoire de Rome est affirmée dans la tradition ancienne qui voit la dynastie des Tarquins régner dans la ville de la fin du VIIème siècle aux dernières décennies du VIème siècle.

La légende évoque Demeratus, gros marchande de Corinthe, qui se serait refugié à Tarquinia en 657 av. J.C., à la suite de disputes avec le tyran de sa ville natale. Son fils Lucumon, mari de la reine Tanaquil, née d'une noble famille de Tarquinia et fort expérimentée interprète des prodiges célestes , selon la religion étrusque, fut destiné à conquêrir le pouvoir à Rome après le dernier roi sabin Ancus Marcius, et à en devenir roi à son tour sous le nom de Lucius Tarquin l'Ancien. Servius Tullius, gendre de Tarquin l'Ancien, lui succeda, ainsi que le raconte une historiographie romaine mythique et riche d'anecdotes savoureuses. Le dernier roi étrusque, Tarquin, petit-fils du premier Tarquin l'Ancien, fut appelé "le Superbe" à cause de sa soif démesurée de pouvoir. Il fut donc chassé par les Romains, qui entamèrent ainsi leur période républicaine, au cours de laquelle le pouvoir fut exercé par une aristocratie oligarchique.



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