Castellina del Marangone

Milieu naturel de la Castellina À  la limite du territoire de Civitavecchia et de celui de Santa Marinella, sur la gauche du torrente Marangone, existe un petit relief dénommé "La Castellina" qui atteint 130 m s.n.m., à un peu plus d'un km de la côte. Il s'agit d'une modeste colline de roche sédimentaire, nettement séparée côté nord du fond de la vallée où coule le Marangone, à l'ouest d'une large bande de terrain baissant progressivement vers la mer. Sur la sommité de la colline, qu'une oliveraie séculaire rend tout particulièrement suggestive, existent des vestiges d'un site étrusque, ceint de murailles en blocs équarris de pierre de l'endroit (appelée scaglia), signalés par Bastianelli au cours des premières décennies de ce siècle.

Les recherches permirent de découvrir un tronçon de réseau routier intérieur et quelques fondations d'édifices qui longeaient cette route. Bastianelli examina aussi une décharge située en dehors des murs, riche de débris et de scories de fusion qu'il réputa, avec une forte probabilité, des résidus de traitement de matériau ferreux provenant du territoire de la Tolfa. L'extension et la richesse des nécropoles alentour font ressortir l'importance de l'établissement d'époque étrusque qui, assez près de la mer, était dans la position la plus favorable pour profiter des trafics commerciaux maritimes et pour contrôler la voie de communication naturelle marquée par le tracé du Marangone, entre la côte et les Monts de la Tolfa.

En 1950 on a mis au jour entièrement une grande citerne et l'on a exploré le secteur au sud-est des vestiges de la maisonnette délabrée dire des "Cacciatori", les Chasseurs, qui est située au sommet de la colline. Les fouilles ont permis de découvrir des traces de présence humaine protohistorique, remontant à la fin de l'Âge du Bronze et permettant de dater la première occupation stable à partir de la moitié du VIIème s. av. J.C.. Ceci permet d'établir un rapport avec le rôle qu'aurait pu jouer ce centre dans l'écoulement des produits du bassin minier de la Tolfa. L'implantation, s'étalant sur environ trois hectrares, fut probablement abandonnée au moment de la romanisation du territoire et de la costrution de la colonie Castrum Novum qui n'était pas très éloignée.

Les matériels provenant des fouilles des années '50 et '60 sont conservés au Musée National de Civitavecchia.

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